Embrasse-les tous – Georges Brassens
Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,
Faut s’ lever de bon matin pour voir un ingénu
Qui n’ t’ait pas connu’,
Entré’ libre à n’importe qui dans ta ronde,
Cœur d’artichaut, tu donne’ un’ feuille à tout l’ monde,
Jamais, de mémoire d’homm’, moulin n’avait été
Autant fréquenté.
De Pierre à Paul, en passant par Jule’ et Félicien,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu’à c’ que l’un d’eux, les bras en croix,
Tourne de l’œil dans tes bras,
Des grands aux p’tits en allant jusqu’aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien
Jusqu’à ce qu’amour s’ensuive,
Qu’à son cœur une plai’ vive,
Le plus touché d’entre nous
Demande grâce à genoux.
En attendant le baiser qui fera mouche,
Le baiser qu’on garde pour la bonne bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces galants,
Le vrai merle blanc,
En attendant qu’ le p’tit bonheur ne t’apporte
Celui derrière qui tu condamneras ta porte
En marquant dessus “Fermé jusqu’à la fin des jours
Pour cause d’amour “…
De Pierre à Paul, en passant par Jule’ et Félicien,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu’à c’que l’un d’eux, les bras en croix,
Tourne de l’œil dans tes bras,
Des grands aux p’tits en allant jusqu’aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous, {2x}
Dieu reconnaîtra le sien!
Alors toutes tes fredaines,
Guilledous et prétentaines,
Tes écarts, tes grands écarts,
Te seront pardonnés, car
Les fill’s quand ça dit “je t’aime”,
C’est comme un second baptême,
Ça leur donne un cœur tout neuf,
Comme au sortir de son œuf.
Jacques Brel – Fernand
Dire que Fernand est mort
Dire qu’il est mort Fernand
Dire que je suis seul derrière
Dire qu’il est seul devant
Lui dans sa dernière bière
Moi dans mon brouillard
Lui dans son corbillard
Moi dans mon désert
Devant y a qu’un cheval blanc
Derrière y a que moi qui pleure
Dire qu’a même pas de vent
Pour agiter mes fleurs
Moi si j’étais l’bon Dieu
Je crois qu’j'aurais des r’mords
Dire que maintenant il pleut
Dire que Fernand est mort
Dire qu’on traverse Paris
Dans le tout p’tit matin
Dire qu’on traverse Paris
Et qu’on dirait Berlin
Toi, toi, toi tu sais pas
Tu dors mais c’est triste à mourir
D’être obligé d’partir
Quand Paris dort encore
Moi je crève d’envie
De réveiller des gens
J’t'inventerai une famille
Juste pour ton enterrement
Et puis si j’étais l’bon Dieu
Je crois qu’je serais pas fier
Je sais, on fait c’qu’on peut
Mais y a la manière
Tu sais, je reviendrai
Je reviendrai souvent
Dans ce putain de champ
Où tu dois t’reposer
L’été, j’te f’rai de l’ombre
On boira du silence
A la santé d’Constance
Qui s’en fout bien d’ton ombre
Et puis les adultes sont tellement cons
Qu’ils nous feront bien une guerre
Alors je viendrai pour de bon
Dormir dans ton cimetière
Et maintenant bon Dieu
Tu vas bien rigoler
Et maintenant bon Dieu
Et maintenant j’vais pleurer
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Georges Brassens – La complainte des filles de joie
Bien que ces vaches de bourgeois {x2}
Les appell’nt des filles de joie {x2}
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent
Parole, parole
C’est pas tous les jours qu’elles rigolent
Car, même avec des pieds de grues {x2}
Fair’ les cents pas le long des rues {x2}
C’est fatigant pour les guibolles
Parole, parole
C’est fatigant pour les guibolles
Non seulement ell’s ont des cors {x2}
Des œils-de-perdrix, mais encor {x2}
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles
Parole, parole
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles
Y a des clients, y a des salauds {x2}
Qui se trempent jamais dans l’eau {x2}
Faut pourtant qu’elles les cajolent
Parole, parole
Faut pourtant qu’elles les cajolent
Qu’ell’s leur fassent la courte échelle {x2}
Pour monter au septième ciel {x2}
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent
Parole, parole
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent
Ell’s sont méprisées du public {x2}
Ell’s sont bousculées par les flics {x2}
Et menacées de la vérole
Parole, parole
Et menacées de la vérole
Bien qu’tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour {x2}
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour {x2}
La noce est jamais pour leur fiole
Parole, parole
La noce est jamais pour leur fiole
Fils de pécore et de minus {x2}
Ris par de la pauvre Vénus {x2}
La pauvre vieille casserole
Parole, parole
La pauvre vieille casserole
Il s’en fallait de peu, mon cher {x2}
Que cett’ putain ne fût ta mère {x2}
Cette putain dont tu rigoles
Parole, parole
Cette putain dont tu rigoles
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Teléfono y música: cerveza o ginebra.
Giros, dar media vuelta y ver qué pasa alla afuera… No todo el mundo tiene primaveras, aseguraba Fito Páez en todo el cuarto de él. Las palabras eran la única manera de comunicarse que tenía, pero eran todas prestadas; incluso aquellas con las cuales pretextaba un paseo por la ciudad luego de escuchar al argentino cantar. Ponía mucha atención en las palabras. A veces le pesaban. Era como si tuviese que poner aquellas que conocía mejor, en un armario, en el silencio de pensar en una lengua y tener que usar otra para hablar con los demás. Era extranjero. Leer completo…
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Georges Brassens – Marinette (J’avais l’air d’un con)
Quand j’ai couru chanter ma p’tit’ chanson pour Marinette,
La belle, la traîtresse était allée à l’Opéra…
Avec ma p’tit’ chanson, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec ma p’tit’ chanson, j’avais l’air d’un con.
Quand j’ai couru porter mon pot d’ moutarde à Marinette,
La belle, la traîtresse avait déjà fini d’ dîner…
Avec mon petit pot, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon petit pot, j’avais l’air d’un con.
Quand j’offris pour étrenn’s un’ bicyclette à Marinette,
La belle, la traîtresse avait acheté une auto…
Avec mon p’tit vélo, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon p’tit vélo, j’avais l’air d’un con.
Quand j’ai couru, tout chose, au rendez-vous de Marinette,
La bell’ disait: “J’ t’adore !” à un sal’ typ’ qui l’embrassait…
Avec mon bouquet d’ fleurs, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon bouquet d’ fleurs, j’avais l’air d’un con.
Quand j’ai couru brûler la p’tit’ cervelle à Marinette,
La belle etait déjà morte d’un rhume mal placé…
Avec mon revolver, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon révolver, j’avais l’air d’un con.
Quand j’ai couru, lugubre, à l’enterr’ment de Marinette,
La belle, la traîtresse était déjà ressuscitée…
Avec ma p’tit couronn’, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec ma p’tit couronn’, j’avais l’air d’un con.
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Oriol el bogavante
Uri, es un tío sensible que llora ante los bellos amaneceres. Todo sensibilidad, por detrás y por delante. Yo, lo dejaría dormir con mi hermana la modelo sin preocuparme por su castidad.
Uri, es un tío tímido. No se atreve a hablar con las mujeres, tartamudea en su presencia y se pone colorado ante la más mínima insinuación.
Uri, es todo un romántico. Uno de esos que persiguen el amor eterno en una sola persona de la que se enamoraron en la primera infancia. Compone sonetos y escucha canciones poéticas sobre bogavantes en playas vírgenes llenas de inocencia.
Uri, es inmaculado y puro. Nunca encontró a la chica adecuada, a pesar de todas las numerosas oportunidades que se le presentaron.
Oriol, nunca se tocó la sardina. No entendía de pajas submarinas ni de jóvenes se frotan cuando la florida estación llega.
Uri, es nacionalista. Tiene unos calzoncillos con un toro de osborne y una inmensa bandera de la España franquista cubriendo toda su ventana.
Uri, es un vago que no hace la comida. Normalmente tienen que alimentarlo los demás y ni siquiera sabe dónde queda la cocina.
Oriol, jamás tuvo pensamientos obscenos con ninguna de sus amigas.
Uri, no toma ninguna bebida alcohólica. Ni siquiera los botellines de cerveza sin alcohol, pues dice que contienen algunas décimas.
Uri; qué gran tío, Oriol. Un gran hombre con un gran nombre de español.
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Con Mathilde
Ma mère, voici le temps venu
Los días que está ella, todo es radicalmente opuesto y diferente. Marca la diferencia, como un más o un menos al lado
D’aller prier pour mon salut
de una operación aritmética.
Es una chica menuda, que se sienta en la esquina, sin intervenir nunca en las conversaciones a no ser que se le dirijan
Mathilde est revenue
directamente. Tiene la misma elegancia en el gesto que en la palabra; lo anula todo a su alrededor, haciendo imposible
Bougnat, tu peux garder ton vin
percibirlo.
Ce soir je boirai mon chagrin
La banalidad se cierne sobre lo demás, y todo se tercia irreal; sólo queda ella, en medio de esa nada, haciendo que
Mathilde est revenue
todo lo demás no importe.
Toi la servante, toi la Maria
Se erige el centro, sin poner un ápice de voluntad en ello; como si le molestara, como si prefiriese observar a hablar,
Vaudrait p’t-être mieux changer nos draps
lanzando muy de vez en cuando sentencias que todo el mundo recordará en años.
Mathilde est revenue
Tengo la certeza de que es imposible olvidarla. Para mí, lo es incluso pensar en otra cosa. Me confunde hasta el
Mes amis, ne me laissez pas, non
desmayo, me extenúa, me llena la cabeza de ideas inconexas, remueve el pozo de mis deseos, me embriaga de su
Ce soir je repars au combat
cerveza, me aplasta, me sumerge en su córnea hipnótica y se me escapa de las manos el tiempo.
Maudite Mathilde, puisque te v’là
Ya he recordado por qué vine a París. Porque París es una ciudad tan diferente como cualquier otra, pero endulzada
Mon cœur, mon cœur ne t’emballe pas
con su esencia, parece la ciudad más exquisita del mundo.
Fais comme si tu ne savais pas
Ojalá pudiera dosificarla. Tener un poco de ella, cuando me apeteciera; disfrutarla sin morir, que fuera cada día, el día
Que la Mathilde est revenue
que la vi de soslayo o si acaso tiempo después, cuando sólo sabía de sus letras.
Mon cœur, arrête de répéter
Que es más bella que la primera vez
La Mathilde qui est revenue
Corazón mío, déjate de bamboleos
Souviens-toi qu’elle t’a déchiré
La Mathilde, que regresó
Mes amis, ne me laissez pas, non
Decidme, decidme que no es necesario
Maudite Mathilde puisque te v’là
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Bénabar – Tu peux compter sur moi
Si t’as besoin de moi, peu importe le problème, pour te tendre la main si les autres portes se referment. La mienne est ouverte sans question, sans conditions, faut juste s’entendre sur la date j’ai des obligations.
Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n’oublie pas…
Faut pas que ce soit trop loin, j’ prends pas l’avion j’ai trop peur, j’ prends pas non plus
le bateau parce que j’ai le mal de mer. Je peux venir en train mais je voyage en première, comme j’ conduis pas, pour la voiture il me faut un chauffeur. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Si tu as perdu le goût et perdu le chemin, si tu tiens à peine debout, si c’est la peine qui te tient. Si tu te sens seul, si t’as besoin d’une épaule, si tu te sens mal, t’hésites pas, tu m’appelles.
Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n’oublie pas…
Le week-end ça m’arrange pas, la semaine j’ suis pas trop joignable. Les vacances pourquoi pas, sauf que je coupe mon portable. Je peux je crois en juin, mais vaut mieux que je vérifie. Dimanche en huit je fais rien, ah non ! Je serai pas à Paris. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Faut pas que ce soit trop loin et faut choisir le bon jour, mais je serai là pour toi, j’espère que tu en es sûr. Tu me raconteras tes malheurs, j’ dirai des banalités, on parlera pendant des heures et si c’est pas assez, j’ te jouerai n’importe comment les morceaux de Joe Dassin, on sortira les trompettes et tant pis pour les voisins.
Si un jour ça va pas, j’espère que tu viendras… je compte sur toi.
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La première Fille – Georges Brassens
J’ai tout oublié des campagnes
D’Austerlitz et de Waterloo
D’Italie, de Prusse et d’Espagne
De Pontoise et de Landernau
Jamais de la vie
On ne l’oubliera
La première fille
Qu’on a pris dans ses bras
La première étrangère
A qui l’on a dit “tu”
Mon coeur, t’en souviens-tu ?
Comme elle nous était chère
Qu’elle soit fille honnête
Ou fille de rien
Qu’elle soit pucelle
Ou qu’elle soit putain
On se souvient d’elle
On s’en souviendra
D’la première fille
Qu’on a pris dans ses bras
Ils sont partis à tire-d’aile
Mes souvenirs de la Suzon
Et ma mémoire est infidèle
A Julie, Rosette ou Lison
Jamais de la vie
On ne l’oubliera
La première fille
Qu’on a pris dans ses bras
C’était une bonne affaire
Mon coeur, t’en souviens-tu ?
J’ai changé ma vertu
Contre une primevère
Qu’ce soit en grand’ pompe
Comme les gens “bien”
Ou bien dans la rue
Comme les pauvres et les chiens
On se souvient d’elle
On s’en souviendra
D’la première fille
Qu’on a pris dans ses bras
Toi qui m’a donné le baptême
D’amour et de septième ciel
Moi, je te garde et, moi, je t’aime
Dernier cadeau du Père Noël
Jamais de la vie
On ne l’oubliera
La première fille
Qu’on a pris dans ses bras
On a beau faire le brave
Quand elle s’est mise nue
Mon coeur, t’en souviens-tu ?
On n’en menait pas large
Bien d’autres, sans doute
Depuis sont venues
Oui, mais, entre toutes
Celles qu’on a connues
Elle est la dernière
Que l’on oubliera
La première fille
Qu’on a pris dans ses bras